Avant l'heure où la nuit est noire,
Tout au bout des soirs inouïs,
Les couchants nous font toujours croire
A de miraculeux pays.
Nos cœurs leurrés et pleins de fable
Chantent l'instant enfin venu
De gonfler la voile ineffable
Qui mène à ce monde inconnu.
Allons vers la joie et la gloire !
La terre est pleine de malheurs :
Partons ! Partons !… O pleurs ! pleurs ! pleurs !
Restons ici, la nuit est noire…