Le croyant contemplant la beauté d'un beau jour
Sent du fond de son cœur monter un chant d'amour
A sa bouche, et ses mains instinctives se joignent,
Car les émotions profondes qui l'empoignent
Font son âme voler en admiration
Au ciel où vit le Dieu de sa dévotion.
Et l'amant, contemplant un beau jour, sent de même
De son cœur à sa voix monter le nom qu'il aime
Et son âme, aussi ; vole en adoration
vers la divinité de sa dévotion.
… Moi, je ne suis ni la croyante, ni l'amante,
Hélas ! vers aucun but mon âme ne s'aimante
Et le trouble qu'éveille en moi quelque splendeur
Fait ma voix plus muette et plus triste mon cœur.