Les dominos, ce jeu qu'on joue
Honnêtement de père en fils,
Nous font oublier la gadoue
Du siècle, en attendant des lis.
Jouons donc ! Age quod agis !
Us ne donnent, malgré Barbusse,
Voire au Temps du Conseil des Dix,
Que battements de cœur de puce.
Nous voici, le rouge à la joue,
En plein dans la bataille. Oh ! Hiss !
Celui qui l'a, jamais n'avoue
Qu'il possède le double-six.
Chacun l'attend. Candeur ! Tandis
Que le Français s'allie au Russe,
Vivent, quand sort le fameux bis,
Nos battements de cœur de puce !
Si la partie enfin se noue,
Si le plus fort serre la vis,
On ne fait que très peu la moue :
Le vieux beau, la petite miss,
La dame mûre, l'Adonis,
Car, même le juif sans prépuce,
Tous n'ont, oubliant leur pubis,
Que battements de cœur de puce.
Gardez-nous, ô dominos, (fut-ce
Si doit la corde, a remolis,
Quelque jour nous rompre l'axis,)
Nos battements de cœur de puce