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1939

BALLADE DE LA SEMAINE DE BONTÉ

Lucie DELARUE-MARDRUS

L'humain, c'est un fait, est méchant. Du clabaudage à la tuerie, Il fait le mal. C'est son penchant. Or, jadis, le Fils de Marie

Fut, sacrilège boucherie, Mis en croix pour l'humanité. Mais cela vaut-il, je vous prie, Notre Semaine de Bonté ?

Qu'existe-t-il de plus touchant Que cette noble confrérie ? Sans messe, sermon n i plain-chant, Eau bénite n i momerie,

Soulageant les maux en série, Je vous le dis en vérité, Notre vrai Sauveur (qu'on le crie !) C'est la Semaine de Bonté.

De l'aurore au soleil couchant, Bienfaisante et douce Égérie, Elle fait cesser sur le champ Jusqu'à la moindre fâcherie.

Aussi, grâce à cette féerie, Fini de la mauvaiseté ! La source du mal est tarie Par la Semaine de Bonté.

Je te salue, ô charité ! Merveilleuse est ton industrie : Sur douze mois de vacherie, Une semaine de bonté.

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