Le grand ciel, le grand bois, le grand vent,
Tout cela s'effeuillant, se mouvant,
Moi qui vais à cheval vers le large
D'un galop fantastique de charge.
Plus de frein, de raison ni de lois !
Par les prés, par les champs, par les bois,
Dans le sens biaisé des nuages,
Au grand rythme essoufflé des orages,
Me voici ! Me voici ! Me voici !
Proche et loin, par là-bas, par ici,
Dans l'automne en fureur qui m'emporte,
Vent, nuage, élément, feuille morte !