Lorsque la journée est finie,
Au coin du feu, le soir, en remuant le bois,
Je me prends à tâcher, rêverie infinie,
De retrouver tes yeux, de retrouver ta voix
Je revois des gestes, des choses :
Tes deux bandeaux d'un gris si doucement châtain,
Ton regard froid, si tendre et si changeant, ton teint
Où brillèrent toujours ces deux petites roses
Fragile, douce et sans éclat,
C'est toi dans ta grâce humble et ton charme indicible,
Si vivante en mon cœur qu'il me semble impossible,
Maman, chère maman, que tu ne sois plus là
… Non, personne n'est à la porte.
Je suis silencieuse et seule sous mon toit.
Au coin du feu je pense à toi, je pense à toi,
Et je crois que cela t'empêche d'être morte.