Dans la fente de mes rideaux
Je vois remuer des étoiles.
L'estuaire est plein de bateaux
Qui s'en vont sous leurs quatre voiles.
Je suis seule au coin de mon feu.
Printemps, campagne, grandes bûches.
Le silence est chargé d'embûches
Et tel qu'il m'étourdit un peu.
Et cependant Paris existe
Au loin, et son immense bruit.
A Paris, mon Dieu, que c'est triste
De n'être pas seul dans la nuit !
J'évoque, et mon front dans mes paumes
Est lourd de rêves enchanteurs,
Les maisons à radiateurs
Qui sont sans rêves ni fantômes.