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1932

ARRIVÉE

Lucie DELARUE-MARDRUS

Dans la fente de mes rideaux Je vois remuer des étoiles. L'estuaire est plein de bateaux Qui s'en vont sous leurs quatre voiles.

Je suis seule au coin de mon feu. Printemps, campagne, grandes bûches. Le silence est chargé d'embûches Et tel qu'il m'étourdit un peu.

Et cependant Paris existe Au loin, et son immense bruit. A Paris, mon Dieu, que c'est triste De n'être pas seul dans la nuit !

J'évoque, et mon front dans mes paumes Est lourd de rêves enchanteurs, Les maisons à radiateurs Qui sont sans rêves ni fantômes.

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