J'ai vendu ma maison d'où me chassait la vie,
Et j'ai froid jusque dans le cœur.
Il m'arrive ce grand malheur,
Ma route bifurque — ou dévie.
D'autres vont donc hanter le magnifique lieu
Où je promenais ma tristesse.
Belle maison aimée, adieu !
Sois le tombeau de ma jeunesse !
L'âge, la malveillance et tout le reste ont fait
Que je ne pouvais plus y vivre.
Mais à présent quel chemin suivre ?
Devant mes yeux tout se défait.
Ce fut l'enfance, et puis ce fut l'adolescence
Et la jeunesse. Maintenant,
J'en arrive au dernier tournant ;
C'est déjà la mort qui commence.