Skip to content
1910

A PAUL VERLAINE

Lucie DELARUE-MARDRUS

Paul Verlaine, opulent esprit, cœur plus que riche, Qui tramas par le monde un pas de mendiant, Roi de tous les trésors et pauvre Lélian, Ton corps seul a quitté la vie absurde et chiche.

Ton œuvre est là, bon pain, inépuisable miche Aux miettes d'or léger partout s'éparpillant. Tu n'aimais que pleurer pour toi-même, en riant… Ah ! ta gloire !… Vivant, tu dirais : « Je m'en fiche ! »

Aujourd'hui, nous voici qui faisons un tombeau Pour toi, le vieil ivrogne incurable du beau, Et qui lui préférais encore le sensible. Oui, le beau, le sensible et la nuance et tout,

Tout ce qui peut se vivre et même l'impossible, Verlaine très humain, grand poète, grand fou !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
A PAUL VERLAINE · Lucie DELARUE-MARDRUS · Poetry Cove