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1908

A DJIDJELLI

Lucie DELARUE-MARDRUS

A Djidjelli, nous ouvrions nos yeux heureux Sur cette allée au clair de lune où les platanes Avaient leur ombre exacte et noire devant eux. Et, sentant rire en nous nos âmes de sultanes

D’Occident, dans la nuit illuminée où tout Se taisait jusqu’au bruit même de la mer proche. Nous étions sans désir d’ailleurs et sans reproche — Un peu de nuit, un peu de joie. Et c’était tout.

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