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1932

Les étoiles

Louis DANTIN

Par les soirs somnolents d'été, lorsque l'azur A bruni ses derniers reflets d'or ou d'opale, Chaque étoile, à son rang, dans le ciel vaste et pur Arrive, et lentement suspend son flambeau pâle.

Bientôt leurs légions se pressent ; d'un vol sûr Toutes vont déployant leur splendeur virginale Et, sous leurs diamants de feu, l'éther obscur Brille comme un manteau de reine orientale.

Étoiles, qui donnez à l'espace des fleurs, Des sourires aux nuits, des hymnes au silence, Et des rayons à l'ombre et du calme à nos pleurs ; Quand vous montez, la paix pour mon âme commence,

Car je crois, devinant vos mystiques lueurs, Dans vos yeux d'infini lire l'Amour immense.

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