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1879

Sonnet cabalistique

Charles CROS

Dans notre vie âcre et fiévreuse Ta splendeur étrange apparaît, Phare altier sur la côte affreuse ; Et te voir est joie et regret.

Car notre âme que l'ennui creuse Cède enivrée à ton attrait, Et te voudrait la reine heureuse D'un monde qui t'adorerait.

Mais tes yeux disent, Sidonie, Dans leur lumineuse ironie Leur mélancolique fierté, Qu'à ton front, d'où l'or fin rayonne,

Il suffit d'avoir la couronne De l'idéale royauté.

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