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1908

Novembre

Charles CROS

Je te rencontre un soir d'automne, Un soir frais, rose et monotone. Dans le parc oublié, personne. Toutes les chansons se sont tues :

J'ai vu grelotter les statues, Sous tant de feuilles abattues. Tu es perverse. Mais qu'importe La complainte pauvre qu'apporte

Le vent froid par-dessous la porte. Fille d'automne tu t'étonnes De mes paroles monotones… Il nous reste à vider les tonnes.

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