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1908

Liberté

Charles CROS

Le vent impur des étables Vient d'Ouest, d'Est, du Sud, du Nord. On ne s'assied plus aux tables Des heureux, puisqu'on est mort.

Les princesses aux beaux râbles Offrent leurs plus doux trésors. Mais on s'en va dans les sables Oublié, méprisé, fort.

On peut regarder la lune Tranquille dans le ciel noir. Et quelle morale ?… aucune. Je me console à vous voir,

À vous étreindre ce soir Amie éclatante et brune.

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