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1873

BONSOIR

Tristan CORBIÈRE

Et vous viendrez alors, imbécile caillette, Taper dans ce miroir clignant qui se paillette D'un éclis d'or, accroc de l'astre jaune, éteint Vous verrez un bijou dans cet éclat de tain

Vous viendrez à cet homme, à son reflet mièvre Sans chaleur… Mais, au jour qu'il dardait la fièvre, Vous n'avez rien senti, vous qui — midi passé — Tombez dans ce rayon tombant qu'il a laissé.

Lui ne vous connaît plus, Vous, l'Ombre déjà vue, Vous qu'il avait couchée en son ciel toute nue, Quand il était un Dieu !… Tout cela — n'en faut plus. — Croyez — Mais lui n'a plus ce mirage qui leurre,

Pleurez — Mais il n'a plus cette corde qui pleure. Ses chants … — C'était d'un autre ; il ne les a pas plus.

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