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1866

PROLOGUE

François COPPÉE

Comme les prêtres catholiques, Sous les rideaux de pourpre, autour De la châsse où sont les reliques, Brillent, dans leur mystique amour,

Les longs cierges aux flammes pures, Fauves la nuit, pâles le jour, Qui jettent des lueurs obscures Sur les bijoux tristes et noirs

Perdus dans l'or des ciselures ; Et de même que, tous les soirs, Ils font autour du reliquaire Fumer les légers encensoirs ;

Dédaignant la douleur vulgaire Qui pousse des cris importuns, Dans ces poèmes je veux faire A tous mes beaux rêves défunts,

A toutes mes chères reliques, Une chapelle de parfums Et de cierges mélancoliques.

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