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1925

JE BOIS À LA JEUNESSE

François COPPÉE

Je suis un « pompier », soit, mais ne suis pas pompeux. Chacun la sienne ! Il faut que je chante à la fête. « Ce que je veux ! » claironne un coq à rouge crête ; L’ancien coq enroué répond : « Ce que je peux ! »

Jeunes cadets, merci d’être bons pour un vieux ! Car c’est une heure triste, allez, où le poète, A l’œuvre qu’il rêva comparant l’œuvre faite, Se console en songeant qu’il a fait de son mieux.

Selon Ronsard, versons quelques fleurs dans nos verres. Mêlons-y, mes amis, vos fraîches primevères Et mes pâles soucis de l’arrière-saison. Je n’ai pas trop vieilli, puisque j’admire encore

Les vers que le soleil des vingt ans fait éclore- Je bois à la Jeunesse ; elle a toujours raison !

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