La rapière, arme de butor,
Traîne au flanc des Maisons-moussues,
Et le futur « herr Professor »
Est fier des balafres reçues.
Mais le sabre lourd vainement
A l’épée a fait concurrence ;
Et, pour se battre galamment,
Il n’est de fin fleuret qu’en France.
Les lames de Tolède encor
Font leurs piqûres de sangsues.
A Madrid, par le matador
Les grâces d’armes sont bien sues.
Mais c’est trop d’enjolivement,
C’est trop faire la révérence.
Et, voulez-vous mon sentiment !
Il n’est de fin fleuret qu’en France.
Tu prends, Toscan, ô beau ténor,
Des poses tortes ou bossues.
Par ton épée aux quillons d’or
Que de poitrines décousues !
Car la ruse est ton élément.
Gare à la botte de Florence !-
N’importe ! fais ton testament.
Il n’est de fin fleuret qu’en France.
Maître, il reviendra, l’Allemand.
O victoire ! ô chère espérance !-
Enseigne-nous ton art charmant.
Il n’est de fin fleuret qu’en France.