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1872

Au bord de la Marne

François COPPÉE

C’est régate à Joinville. On tire le pétard. Les cinq canots, deux en avant, trois en retard, Partent, et de soleil la rivière est criblée. Sur la berge, là-bas, la foule est assemblée,

Et la gendarmerie est en pantalon blanc. – Et l’on prévoit, ce soir, les rameurs s’attablant Au cabaret, les chants des joyeuses équipes, Les nocturnes bosquets constellés par les pipes,

Et les papillons noirs qui, dans l’air échauffé, Se brûlent au cognac flambant sur le café.

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