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1925

A MADEMOISELLE BARTET

François COPPÉE

Mon avril et sa primevère Sont loin. Je suis vieux, je me tais. Adieu les vers où je chantais L’amour qui fut ma grande affaire.

J’ai mis dans un oubli sévère Ces rimes du temps où j’aimais, Et je ne les lis plus jamais. Fleurs d’herbier ! Papillons sous verre !

Mais, Bartet, votre exquise voix Leur rend le charme d’autrefois. Mon cœur s’émeut à vous entendre. Les papillons sont palpitants,

Les fleurs donnent un parfum tendre ; Et j’ai mon arrière-printemps.

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