Skip to content
1765

L'AMOUR APOTHICAIRE,

Charles COLLÉ

POUR fléchir une None austere, Le malin petit Amour Ayant dessein un jour D'user d'un nouveau détour,

Prit l'habit d'un Apothicaire : En seringue, après cela, Son carquois, qu'il toucha, Se changea.

La None, en couvrant son derriere, Dit : donnez-moi sagement Ce benin lavement, Par le trou de ce drap blanc.

Dès qu'il entra, D'abord elle s'écria : Ah ! Prenez-garde, il est bien là.

Mon Dieu ! je ne sçais ou vous êtes ; Mais, quelle agréable ardeur ! Je sens que la chaleur Me pénêtre au fond du cœur.

Mon enfant, quel bien vous me faites ! Je me trouve beaucoup mieux, L'effet est merveilleux : J'en veux deux.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
L'AMOUR APOTHICAIRE, · Charles COLLÉ · Poetry Cove