Skip to content
1790

XXVI

André CHÉNIER

Ma muse fuit les champs abreuvés de carnage,Ma muse fuit les champs abreuvés de carnage, Et ses pieds innocents ne se poseront pas Où la cendre des morts gémirait sous ses pas. Elle pâlit d'entendre et le cri des batailles,

Et les assauts tonnants qui frappent les murailles ; Et le sang qui jaillit sous les pointes d'airain Souillerait la blancheur de sa robe de lin.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
XXVI · André CHÉNIER · Poetry Cove