Je sais, quand le midi leur fait désirer l'ombre,
Entrer à pas muets sous le roc frais et sombre,
D'où, parmi le cresson et l'humide gravier,
La Naïade se fraye un oblique sentier.
Là j'épie à loisir la nymphe blanche et nue,
Sur un banc de gazon mollement étendue,
Qui dort, et sur sa main, au murmure des eaux,
Laisse tomber son front couronné de roseaux,
Et le dormir suave au bord d'une fontaine.
Le soir ................................................................................