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1892

RÉPONSE

Jean Baptiste CAOUETTE

Ayant ces deux beaux vers gravés dans la mémoire, Je devrais, n'est-ce pas ? en faire mon profit ; Mais le désir d'écrire, hélas ! parfois me fit Oublier ce conseil d'un écrivain notoire !

Dis ton mea culpa, car tes vers m'ont fait croire Que j'étais un poète et même un érudit… Alors, ai-je besoin de me creuser l'esprit Avant d'écrire ? oh ! non ‒ pour d'autres cette histoire…

Soudain je m'aperçois que ma vilaine lyre Ne rend que des sons creux… Allons, avant d'écrire, J'aurais dû, mon ami, penser et repenser ! Désormais je mettrai ce précepte en pratique,

Ainsi je serai moins mordu par la critique Dont la terrible dent ne cherche qu'à blesser !

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