Ayant ces deux beaux vers gravés dans la mémoire,
Je devrais, n'est-ce pas ? en faire mon profit ;
Mais le désir d'écrire, hélas ! parfois me fit
Oublier ce conseil d'un écrivain notoire !
Dis ton mea culpa, car tes vers m'ont fait croire
Que j'étais un poète et même un érudit…
Alors, ai-je besoin de me creuser l'esprit
Avant d'écrire ? oh ! non ‒ pour d'autres cette histoire…
Soudain je m'aperçois que ma vilaine lyre
Ne rend que des sons creux… Allons, avant d'écrire,
J'aurais dû, mon ami, penser et repenser !
Désormais je mettrai ce précepte en pratique,
Ainsi je serai moins mordu par la critique
Dont la terrible dent ne cherche qu'à blesser !