Ah ! mes pauvres oiseaux que j'élevais en cage,
Mésanges dont les chants dissipaient ma douleur !
En essaim vous volez vers un riant bocage
Sans savoir que l'aspic se cache sous la fleur…
Pourquoi donc avez-vous ainsi quitté ma chambre
Où le mil et l'amour vous étaient prodigués ?
Et votre nid moelleux toujours chaud quand décembre
Saccage la ramure où trônaient vos aînés ?
Ivres de liberté, de gloire d'aventure :
Eh ! oui, voilà l'appât qui fascine et capture
Si souvent les oiseaux… et même les humains !Si souvent les oiseaux… et même les humains !