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1884

LE RHUME DE CERVEAU

Georges CAMUSET

Ou donc t’ai-je pincée, absurde phlegmasie, Stupide coryza, catarrhe insidieux ? Mon pouls est enfiévré, ma pensée obscurcie. Coulez, ma pituitaire, et vous, pleurez, mes yeux !

L’éternuement secoue en vain mon inertie. Pidoux avec Trousseau, docteurs judicieux. N’opposant qu’un mouchoir au mal capricieux. Croient qu’il faut le traiter par la diplomatie.

Eh bien ! Je resterai farouche en mon fauteuil. Les pieds sur les chenets et condamnant mon seuil ; L’isolement convient à ma face piteuse. Et j'aurai des mouchoirs en nombre indéfini.

J’en veux mouiller autant qu’un évêque en bénit. Car je n’ai plus d’espoir qu’en vous, ma blanchisseuse !

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