Skip to content
1871

LAOCOON

Aimé CAMP

Les dragons, se dressant, enlacent la victime. En vain ses bras crispés, par la lutte affaiblis, S’efforcent de briser les plis et les replis Des monstrueux serpents que la fureur anime.

Ses flancs sont déchirés, mais ô torture intime !… Pitié !… Laocoon voit se tordre ses fils, L’un bel adolescent, l’autre enfant, jeune lis. O terre et cieux ! leur mort est-elle légitime ?

Devant ce marbre antique, à toi, Peuple-Héros, Je songe, à tes enfants, dont le sang coule à flots. Autour de vos aussi s’enroulent des reptiles… Vous vaincrez… Du combat, vaillant soldat de Dieu,

Tu sortiras plus pur, comme l’or sort du feu. Courage ! à tes grandeurs tes maux seront utiles.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
LAOCOON · Aimé CAMP · Poetry Cove