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1871

L’HIRONDELLE

Aimé CAMP

Où vas-tu fuyante hirondelle ? Lorsqu’après l’hiver tu revins, Dans nos cieux quels rayons divins ! Comme la Patrie était belle !

Près verts où fleurit l’asphodèle, Côteaux où mûrissent nos vins, Cités dont nous étions trop vains, Tu revis tout à tire d’aile.

O deuil ! ô pays désolé ! Notre bonheur s’est envolé Comme tu t’envoles toi-même. Mais nos drapeaux vaincront encor.

A ton retour, nos palmes d’or Te charmeront, oiseau que j’aime.

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