Où vas-tu fuyante hirondelle ?
Lorsqu’après l’hiver tu revins,
Dans nos cieux quels rayons divins !
Comme la Patrie était belle !
Près verts où fleurit l’asphodèle,
Côteaux où mûrissent nos vins,
Cités dont nous étions trop vains,
Tu revis tout à tire d’aile.
O deuil ! ô pays désolé !
Notre bonheur s’est envolé
Comme tu t’envoles toi-même.
Mais nos drapeaux vaincront encor.
A ton retour, nos palmes d’or
Te charmeront, oiseau que j’aime.