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1820

Dichtstukjes

C.A. Vervier

Son fidèle instinct la ramène. Toi qui, d'une terre lointaine, Reviens comme elle, avec amour, De tes aïeux en leur domaine

Visiter le riant séjour: Toi qu'environne le cortége Des beaux arts dont le privilége Te promet honneurs sur honneurs,

Loin d'abuser des dons flatteurs Que te prodigua la nature, Souviens-toi que, sans la culture, Il n'est que des fruits sans douceur;

Et lorsque dans ton noble coeur Que la gloire d'un trait vainqueur Sans cesse aiguillonne et tourmente, Ton sang qui bouillonne et fermente

S'embrase d'un feu créateur, Marche où t'appelle cette ardeur; Cours, vole aux champs de la victoire, Et, pour illustrer ta mémoire,

N'attends pas que de tes beaux jours Le soleil achevant son cours, Pâlisse et s'éteigne sans gloire. L'hiver secondé par Vulcain,

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