La Rose et l'Amaranthe.
Une Rose, honneur du bocage,
Au souffle du Zéphir volage,
Un matin venait de s'ouvrir,
Lorsque près d'elle, une Amaranthe
Étalant sa pourpre éclatante:
Cessez de vous enorgueillir,
Lui dit-elle, fleur éphémère,
Des tendres baisers du Zéphir
Et d'une beauté passagère
Déjà prête à s'évanouir.
L'astre du jour qui vous voit naître,
Ce soir, avant de disparaître,
Lui-même vous verra mourir,
Moi, je ne crains pas de périr.
Qu'embrasant la nature entière,
Le Dieu brillant de la lumière
De ses feux vienne m'assaillir;