Là, d'agréables paysages,
Dans de plus modestes tableaux,
Près des ruisseaux, sous les ombrages,
Nous montrent la paix des villages
Et l'innocence des hameaux.
Mais quel trouble soudain t'agite?
Ah! respire enfin librement,
Et que d'un heureux changement
Ton coeur ému nous félicite.
Non, entre deux peuples amis,
Il n'existe plus de barrières,
Plus d'obstacles, plus de frontières;
Et reprenant leurs lois premières,
Au même sceptre ils sont soumis.
Vengés de tous leurs ennemis,
Ils ont confondu leur fortune;
Leurs écoles n'en font plus qu'une;
Et, par des chemins opposés,
Rivaux, mais non pas divisés,
Désormais leur gloire est commune.
Leurs arts se sont donné la main,
Et libres sous un souverain
Qui les aime et les encourage,
D'un progrès rapide et certain