Le papillon.
Toi qui, sur de brillantes ailes
Qu'enrichissent l'or et l'azur,
Reviens avec les fleurs nouvelles
Nous annoncer un ciel plus pur,
Légère et trop fidéle image
De nos mille penchans divers,
Reçois, ô Papillon volage!
Le simple tribut de mes vers.
Dans les jardins, sur les prairies
Que j'aime à te voir, en courant,
Des plantes à peine fleuries
Entr'ouvrir le sein odorant!
Sur aucune tu ne reposes;
Le myrte appelle tes faveurs
Et dans le calice des roses
De l'Aurore tu bois les pleurs.