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1820

Dichtstukjes

C.A. Vervier

Qu'est-il resté dans Rome et dans l'Asie en cendre, Des exploits de Sylla, du grand nom d'Alexandre? Et quel bien, pour oser prétendre à nos autels, Jamais les conquérans ont-ils fait aux mortels?

Aucun: et s'il en est dont la mémoire illustre Aux yeux des nations ait conservé son lustre; Si, malgré les captifs attachés à leur char, Le sage Marc-Aurèle et le noble César Et l'heureux Frédéric, même au siècle où nous sommes, Sont encore placés au nombre des grands hommes, C'est qu'ils aimaient les arts et qu'un docte laurier S'enlaçait sur leur front aux palmes du guerrier.

Mais toi, monstre altéré de meurtres, de rapines, Néron, lâche tyran, par qui les sept collines Du plus pur sang de Rome ont vu couler des flots; Si le peuple un instant, sous le fer des bourreaux, Tremble et respecte en toi l'orgueil du diadème, Au premier coup du sort, tombé du rang suprême,

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