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1820

Dichtstukjes

C.A. Vervier

Le bonheur.

O toi dont le nom seul calme et suspend nos maux, Objet de nos désirs, terme de nos travaux, Quelle route conduit à ton trône invisible? As-tu, dans une sphère à l'homme inaccessible, Fantôme imaginaire, établi ton séjour? Ou bien l'Être infini qui, loin des feux du jour, Règne au-delà des cieux et par-delà l'espace, Pour offrir au mortel en sa course égaré, Un refuge assuré, Sur ce globe inconstant a-t-il marqué ta place?

Oui, le ciel indulgent, pour éclairer nos pas, Comme un brillant fanal, t'offre à nous ici-bas; C'est vers toi que, cherchant un abri dans l'orage, Nous courons à travers les dangers du naufrage;

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