Le bonheur.
O toi dont le nom seul calme et suspend nos maux,
Objet de nos désirs, terme de nos travaux,
Quelle route conduit à ton trône invisible?
As-tu, dans une sphère à l'homme inaccessible,
Fantôme imaginaire, établi ton séjour?
Ou bien l'Être infini qui, loin des feux du jour,
Règne au-delà des cieux et par-delà l'espace,
Pour offrir au mortel en sa course égaré,
Un refuge assuré,
Sur ce globe inconstant a-t-il marqué ta place?
Oui, le ciel indulgent, pour éclairer nos pas,
Comme un brillant fanal, t'offre à nous ici-bas;
C'est vers toi que, cherchant un abri dans l'orage,
Nous courons à travers les dangers du naufrage;