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Dichtstukjes

C.A. Vervier

Mais, ô triste sort des mortels! Que d'une aveugle confiance Bientôt je reconnus l'erreur! Que bientôt de ton inconstance

La trop funeste expérience Fit évanouir mon bonheur! Maintenant que tes ruses vaines Ne peuvent plus m'en imposer;

Que j'ai mis un terme à mes peines; Que j'ai brisé toutes mes chaînes, Tu crois encore m'abuser; Tu crois encor par un sourire,

Par un clin-d'oeil me rengager Sous ton insupportable empire, Lorsqu'en effet ton coeur n'aspire Qu'à me punir, qu'à te venger

Du mépris que ton joug m'inspire. Cesse, ô mon ami, d'y songer. Quiconque, après un long délire, Abjure enfin sa passion,

Par une même illusion Se laisse rarement séduire. Ainsi le chantre des bosquets, Une fois sorti des filets

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