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1820

Dichtstukjes

C.A. Vervier

A l'Amour.

Petit enfant, aveugle dieu Qui sans cesse aiguisant tes armes, De nos tourmens te fais un jeu, Et nous lançant des traits de feu, Te plais à voir couler nos larmes; Toi qui déchires et jamais Ne guéris les maux que tu fais; Toi que nulle pitié ne touche; Enfant plus cruel, plus farouche Que tous les monstres des forêts; Libre des sermens indiscrets D'un amour, hélas! trop sincère, Je brave aujourd'hui ta colère Et j'ose défier tes traits. Long-temps tu reçus mes offrandes; Long-temps de pompeuses guirlandes Mes mains ornèrent tes autels. J'y portais une ame innocente, Fidèle, et d'artifice exempte;

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