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1884

SOUHAIT

Alfred BUSQUET

Vous qui n’êtes encor qu’à la première page De ce livre si triste et si noir, pauvre enfant, Que nous nommons la vie, odieux héritage ; Vous qu’une mère attache à son cou triomphant.

On vous a souhaité tous les biens en partage. Ce qui rend l’homme heureux, ce qui le fait puissant. Gloire, talents, richesse, et vertus et long âge… L’avenir est si rose et si pur en naissant !

Plus austère en mes vœux, je me suis abstenu. Ne demandant pour vous à Dieu, pauvre enfant nu. Que l’auréole sainte et triste du poète : Je veux votre malheur ! Daigne la poésie,

Pour être du Seigneur le sublime interprète, Vous consacrer enfant du charbon d’Isaïe…

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SOUHAIT · Alfred BUSQUET · Poetry Cove