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1884

LISBONNE

Alfred BUSQUET

La mer ! L’immensité des flots bleus, puis le Tage, Le fort Juliano, fatal aux prisonniers, Et Bélem d’où Vasco le grand quitta la plage Pour frayer des chemins nouveaux aux nautoniers,

L’Ajuda, qui des ans subit déjà Poutrage, Des moulins tout pareils à de vieux pigeonniers. Des palais, des maisons qui, d’étage en étage, Se hissent dans les airs par de grands escaliers.

Des ruines et des fleurs, des tombes et des roses. Et des vaisseaux ancrés au pied des arsenaux, Frissonnans, inquiets, pareils à des oiseaux. Un peuple qui jadis aimait les grandes choses

Et qui n’a conservé de sa prospérité Que des haillons de pourpre et que sa vanité.

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