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1884

LE TIMBRE D’OR

Alfred BUSQUET

Moi, je dirai sa voix douce et si pénétrante !… Timbre d’or de Hugo, de Gérard de Nerval, De Rogier, de Stadler, de Houssaye et Dorval, De ce groupe d’amis que la Muse apparente.

O douce voix !… soupir de flûte au fond du val ! Écho de la syrinx, mélodie enivrante. Pour quel divin concert votre chœur sans rival A-t-il reçu le la de quelque fée errante ?

Toujours jusqu’au tombeau mon âme l’entendra. — Tel un Brahmine écoute et croit entendre Indra, La chère voix, aux sons caressants et pareille Aux plaintives rumeurs des bois, quand vient le jour,

A la Guzla qui pleure et chante un chant d’amour Lorsque la tribu dort et que l’amante veille.

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