Skip to content
1884

IMPROVISÉS

Alfred BUSQUET

J’ai vu tes bas, ô charmante inconnue, Tes bas mignons, délicats à ravir. Et j’ai senti, — fut-ce un ressouvenir ? L’ardent besoin de voir ta jambe nue.

Soit qu’un ruissel oppose à ton désir Le noir torrent de sa naïade accrue, Soit qu’un vent froid s’engouffrant par la rue Sous tes jupons, soit prêt à s’enhardir.

Ce bas mignon a mis mon cœur en chasse ; Dans les tableaux où mon rêve l’enchâsse Je le verrai passer et repasser… Qu’il vaudrait mieux cependant, ma charmante.

Qu’il fût encor sur le métier qui chante. Et que pour bas tu prisses mon baiser !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
IMPROVISÉS · Alfred BUSQUET · Poetry Cove