Cadix a ses vaisseaux, ses bricks et ses tartanes,
Et sa rade, miroir étincelant et pur.
Où dans le nonchaloir aimable des sultanes
Elle aime à contempler dans Peau son ciel d’azur.
Elle a ses grands palmiers, elle a ses caravanes
De voyageurs venus de l’horizon obscur
Pour goûter la douceur de ses nuits diaphanes,
De son printemps joyeux, de son hiver plus sûr.
Mais elle aime surtout, la folle et la charmante,
A courir en souliers de satin blanc, en mante,
Des fleurs dans les cheveux pendant les nuits d’été,
A jeter dans le ciel de grands éclats de rire,
A racler le jambon sous le balcon d’Elvire,
A boire de l’eau pure, exquise volupté !