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1884

A NINO GARNIER

Alfred BUSQUET

Ah ! pourquoi n’a-t-on pas des ailes ? Vers les demeures éternelles On volerait si haut, si haut, Que l’on verrait Dieu, dans l’extase.

Comme on voit à travers l’espace Le soleil si clair et si beau ! Ah ! pourquoi n’a-t-on pas des ailes Au-devant des saisons nouvelles

On volerait si loin, si loin. Que fuyant la neige et le givre, De fleurs et d’air on serait ivre Avec le printemps pour témoin !

Ah ! pourquoi n’a-t-on pas des ailes ? Vers les amis au cœur fidèle On volerait si près, si près, Que l’on supprimerait l’absence

Et qu’on jouirait de leur présence Délicieuse et sans apprêts. Ah ! pourquoi n'a-t-on pas des ailes ? Comme les jeunes hirondelles

On volerait si bas, si bas. Qu’en embrassant sa jeune amie. Dans un rêve heureux endormie. Son petit cœur n’entendrait pas !

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