Triste Ariane, abandonnée
Par le plus traître des amans,
Je ne plains pas ta destinée
Et je souris à tes tourmens.
Guidant sa troupe époumonnée,
Lycæus, au regard charmant,
S’avance : heureuse infortunée.
Les destins pour toi sont démens.
Io Bacchè ! Divin échange !
Un mortel a fait place au Dieu.
Amour, amour ! voilà ton jeu.
Et par une aventure étrange.
Divin secours d’un immortel.
Ton rocher devient un autel.