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1831

PARIS

Auguste BRIZEUX

Étonnement de l'âme et des yeux, lorsqu'on entre Dans cette ville active et qu'en vain nous fuyons ! Certain orgueil nous prend, on dit : " voici le centre, L'ardent foyer qui lance en tout lieu ses rayons. "

On vivait par le cœur, on vit par la pensée ; Mais l'art et la pensée ont aussi leur douceur : Comme un bel arbre, aimons la colonne élancée ! L'art vrai n'a-t-il donc pas la nature pour sœur ?

Et même les vieillards, ces mornes créatures, À ce grand mouvement raniment leurs ressorts : Ils vont causant entre eux de lettres, de peintures, Et l'esprit les distrait des souffrances du corps.

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