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1831

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Auguste BRIZEUX

Quand le temps sur nos fronts efface par degré L'enfance et les reflets de cet âge doré, Arrive la jeunesse avec toute sa sève ; Et par un jet nouveau le corps monte et s'élève,

Et toujours monte ainsi, jusques à son été, Au faîte radieux de sa virilité. Et la pensée aussi va croissant d'âge en âge ; Mais un regret la suit à travers son voyage,

Hélas ! Car rien ne vaut le peu qu'on a quitté : Tout ce qu'on gagne en force, on le perd en beauté.

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