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1831

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Auguste BRIZEUX

Comme un fruit au printemps et dans sa fleur se noue, Ainsi notre âme à l'heure où le matin s'y joue ; Les fruits sont dès avril ce qu'ils seront plus tard ; Tels nous-mêmes : l'enfant renferme le vieillard.

On connaît les efforts de l'humaine culture, Et comme elle est savante à changer la nature ; Mais nos cœurs et les fruits, pareils en leurs destins, Dépendent bien souvent de leurs premiers matins,

Du froid qui les saisit, jeunes, dans leurs racines, Ou de l'air doux et tiède à l'abri des collines.

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