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1874

Les deux Fleurs

Auguste BRIZEUX

ARRÊTE ton cheval, saute à bas, mon vieux faune ! Et va, bon voiturin, du côté de la mer : Sur le bord de cette anse où le flot est si clair, Coupe, dans les rochers, coupe cette fleur jaune.

C’est une fleur sauvage, ô seigneur étranger ! Là-bas nous trouverons des bouquets d’oranger. Non, laisse l’oranger embaumer le rivage, Pour ces parfums si doux je suis barbare encor ;

Mais sur ma terre aussi poussent les landiers d’or. Et j’aime la senteur de cette fleur sauvage.

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Les deux Fleurs · Auguste BRIZEUX · Poetry Cove