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1874

Frutti di Mare

Auguste BRIZEUX

VERS le tomber du jour à la Mergellina Vint l’étranger ; vous, à votre fenêtre, Une quenouille en main, vous souriiez, Nina… Mon cœur a dit : « Peut-être ? »

Il revient, l’étranger, manger des fruits de mer ; De vos doigts fins écorçant une orange, Ou lissant vos cheveux, vous entonnez un air : Plus d’un regard s’échange.

Puis, ses paniers au bras, voici le brun pêcheur ; Dans l’eau saline il trempe l’huître fraîche… Ah ! son œil en dessous rit à votre œil moqueur. J’ai compris : double pêche !

Oui-da, beaux fruits de mer, long regard virginal Prennent deux fois l’étranger : on le guette… Heureux Napolitains, ainsi, sans trop de mal, La dot est bientôt faite.

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