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1874

Camée

Auguste BRIZEUX

LAISSANT traîner sa robe, à la fois doux et grave, Les cheveux négligés, dans le palais d’Octave Il entrait à pas lents, et le soir, au festin, Rêvait à sa Mantoue, à ses forêts de pin.

Un mot l’eût fait rougir. Sur le bras de Mécène Souvent il s’appuyait afin de prendre haleine, Comme font, sous le poids d’un ennui pénétrant, Ceux dont le corps est faible ou bien le cœur souffrant.

Entre ses grands amis tel fut le doux Virgile. À consumer ses jours la muse fut agile ; De sa tombe il voit Naple : un destin le guida Où l’on dit qu’en mourant la sirène aborda.

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Camée · Auguste BRIZEUX · Poetry Cove