La nature était morte, ou plutôt endormie ;
Les rameaux frissonnaient sous la bise ennemie ;
La bête fauve errait avec un rauquement.
Le fagot sur l'épaule et la main sur la hanche,
Le glaneur de bois sec foulait la neige blanche,
Et, dans le fond du cœur, murmurait sourdement…
Il regrettait l'été, sans songer que les roses
Ont souvent une épine où se blesse la main ;
Que le soleil foudroie… et que cent belles choses
Recèlent du venin.